Manger des bonbons rendrait aimable
Le goût pour le sucre refléterait l'attirance pour les autres. Des psychologues de l'Université de Gettysburg ont établi une corrélation entre le niveau d'amabilité et l'intérêt pour les aliments sucrés. Pour ce faire, les chercheurs ont étudié les dimensions de la personnalité de 163 étudiants qu'ils ont interrogé sur leurs goûts pour différents type de nourriture (plutôt salé ou sucré ? Viande ou poisson? Bonbon ou chocolat ? etc.). Et plus les sujets aimaient le sucre, plus ils présentaient une forte dimension « d'agréabilité ». Cette dimension désignant des personnes altruistes, conciliantes, sincères et droites.
A cette association sucre/amabilité, plusieurs explications peuvent être apportées. Les facteurs sensoriels tout d'abord : le lait sucré du sein maternel peut marquer l'affecte de l'individu. Les épisodes heureux liés à l'enfance ensuite (comme le gâteau d'anniversaire toujours partagé avec ceux que l'on aime). Mais l'explication de la compensation parait la plus sérieuse aux chercheurs. Manger du sucre rassure en comblant les besoins énergétiques de l'organisme qui se sent moins menacé et plus disponible pour se tourner vers les autres.
Une seconde expérience a confirmé l'hypothèse des psychologues : des personnes à qui l'on fait manger du chocolat et des bonbons avant de leur demander de participer bénévolement à un projet scientifique, proposent leur aide plus souvent que des personnes ayant mangé des nourritures non sucrées. De grandes vertus thérapeutiques donc pour ces véritables amplificateurs de gentillesse, à consommer avec modération.
Source : Pour la Science