Un Algérien interné en psychiatrie pour avoir attaqué Bouteflika
Le gouvernement algérien aurait mis en place de nouvelles méthodes répressives, en particulier lorsqu'il s'agit de diffamation envers la politique du président Abedlaziz Bouteflika. Un père de famille de 53 ans, Chérif Ouchen, vient d'être interné pour la seconde fois dans un hôpital psychiatrique pour diffamation envers le président.
Déjà interné en octobre 2009, le citoyen algérien n'a cette fois-ci pas été jugé. Interpellé chez lui par la gendarmerie nationale, le père de cinq enfants a été transféré à Ain Mlila, à Constantine et à Batna, avant d'être interné à l'hôpital psychiatrique de Blida. Alors que Chérif Ouchen ne comprend toujours pas les raisons de son internement, son fils affirme qu'il ne souffre d'aucune maladie.
En attendant, le chef de famille soutenu par ses proches, n'a d'autre choix que de patienter : » On refuse de me libérer prétendant attendre les ordres du DRS. Je suis interné et torturé moralement pour avoir juste revendiqué le droit à une vie humaine, mon épouse, mes 5 enfants et moi. Nous vivons comme des SDF ».
Source : Oumma